Retour vers la page d'accueil Le bilan de l' environnement industriel en Rhône-Alpes
  L' eau
   

 

Avant - propos
Introduction
1 - L' inspection
2 - Les risques industriels
3 - L' air
4 - L' eau
4.1 - Enjeux
4.2 - reglementation
4.3 - Actions DRIRE
4.4 - Principaux rejets
4.5 - Investissements
5 - Les déchets
6 - Les sols pollués
7 - Les carrières
8 - Le nucléaire
9 - La concertation
Glossaire
Annexes

 

 

Haut de page

Haut de page

 

4.1 - Enjeux

 


On appelle pollution de l’eau toute modification de la composition de l’eau ayant un caractère gênant ou nuisible pour les usages humains, la faune ou la flore. Au cours de son utilisation (fabrication, rinçage, lavage…), l’eau s’enrichit ou s’appauvrit en substances de toutes sortes (matières insolubles ou dissoutes, matières organiques ou minérales). Les pollutions qui en résultent peuvent se retrouver aussi bien dans les fossés, les rivières, les fleuves, les canaux, les marais, les lacs, la mer, ainsi que dans les eaux souterraines.


Les trois principales sources de la pollution de l’eau sont :


les rejets urbains résultant du traitement des eaux usées issues des ménages, des entreprises, des locaux recevant du public, des commerces, des activités artisanales… ainsi que du ruissellement des eaux pluviales dans les zones urbaines ;


les rejets agricoles par lessivage des sols et percolation des eaux de pluie sur les surfaces agricoles, ou liés aux activités maraîchères et à l’élevage ;


les rejets industriels plus ou moins chargés en substances minérales, organiques ou toxiques.


On distingue différents types de pollution :Photo : DRIRE Rhône-Alpes


la pollution organique se compose de substances qui, en se décomposant, consomment l’oxygène présent dans le milieu aquatique et peut provoquer l’asphyxie des espèces animales. Elle est due aux rejets urbains, industriels et agricoles. Elle se caractérise par :

• la demande chimique en oxygène (DCO), qui représente la quantité d’oxygène nécessaire à la dégradation par voie chimique des substances polluantes,


• la demande biochimique en oxygène sur cinq jours (DBO5), qui exprime la quantité d’oxygène nécessaire à la destruction des matières organiques contenues dans l’eau par les micro-organismes du milieu,


• le carbone organique total (COT), qui représente la teneur en carbone liée à la matière organique.

les matières en suspension (MES) sont des particules minérales ou organiques qui contribuent à la turbidité de l’eau. Elles proviennent naturellement des effets de l’érosion et du plancton. Elles se trouvent dans les rejets urbains ou industriels. Leur présence diminue l’efficacité de la photosynthèse et l’aération de l’eau, provoquant un manque d’oxygène pour les organismes vivants. Elles peuvent avoir également un effet mécanique de colmatage des branchies des poissons et de sédimentation des cours d’eau et des zones de frayère ;

 

la pollution toxique se compose de substances d’origine minérale, comme les métaux, présents à des doses infimes dans le milieu naturel et de produits organiques (hydrocarbures, organochlorés, pesticides…) étrangers au milieu naturel. Ces produits sont susceptibles d’être présents en faible quantité dans les rejets, mais ont des effets toxiques et ont souvent la particularité de s’accumuler dans les organismes vivants.


la pollution thermique provenant du rejet, dans les eaux, d’eaux chaudes issues de certaines industries et notamment des centrales thermiques ;


la pollution radioactive associée aux rejets d’effluents aqueux chargés en substances radioactives.

 

 

  Edition 2002